Intelligence Artificielle : Comment démêler le vrai du faux ?

Intelligence Artificielle : Comment démêler le vrai du faux ?, Alpes-Maritimes, Philippe Tallois
30-11-2025

Alors que les « fake news », les fausses nouvelles, prospèrent sur les réseaux sociaux le sujet a été quelque peu décrypté par Serena VILLATA, directrice de recherche au CNRS lors d’une conférence-débat organisée par le Club de la Presse Méditerranée 06 à l’IMREDD, l’Institut Méditerranéen du Risque de l’Environnement et du Développement Durable rattaché à l’Université Nice Côte d’Azur.

Il apparaît que le pouvoir de nuisance de l’I.A. existe mais qu’il est largement facilité ou amplifié par le contexte de violence, de craintes, de complotisme… et par le fait que l’on a tendance à croire et à répandre plus volontiers ce qui est présenté comme des vérités cachées,  non authentifiées mais par exemple colportées par des personnages de pouvoir importants.

Les corrections automatiques et les analyses de l’Intelligence Artificielle ne tiennent pas toujours compte de mots à double sens ou de la tournure humoristique d’une phrase par exemple. L’Intelligence Artificielle retient les mots mais pas forcément ce qu’ils représentent et des phrases anodines ne comportant aucun mot désagréable peuvent ne pas retenir l’attention de l’I.A. tout en délivrant un message dévastateur.

Si l’I.A. générative peut susciter des craintes elle a néanmoins en elle-même le pouvoir de s’améliorer grâce aux apports nombreux et variés de ses pratiquants. C’est ainsi que les usagers de Chat GPT par leur diversité et celle de leurs usages ont contribué sans le vouloir à son amélioration.

La conférence de Serena VILLATA était animée par Bernard Deloupy, auteur d’une Saga policière sur la Côte d’Azur mais aussi précédemment rédacteur en chef du Figaro Magazine PACA et de l’Express Méditerranée, l’intrigue de ses deux derniers polars « Crim’ au port » et « Crim’ à la mairie » reposant pour l’un sur la désinformation et pour l’autre sur une intelligence artificielle effrayante.

Le récit de Bernard Deloupy montre que seul l’humain est capable de susciter des émotion et que ce que l’on appelle la patte du journaliste et de l’écrivain est bien personnelle.